Madagascar: andilana. deux hauts
dirigeants de ventaglio sont
actuellement à madagascar pour
défendre les intérêts du groupe. a
tous les prix. ventaclub ne s'avoue
pas vaincu
Midi
Madagasikara (Antananarivo)
17
Février 2007
Publié sur le web le 17 Février 2007
Didier
Rambelo
Le groupe
Ventaglio tient énormément à
Andilana. La preuve, son Président
Allessandro Colombo est spécialement
venu à Madagascar pour suivre de
près cette affaire qui
malheureusement, pourrait ternir
l'image de la destination
Madagascar.
Ventaclub,
rappelons-le, vient d'être expulsé
d'Andilana, et ce, avec des
centaines de touristes italiens,
dont une partie a pu être relogée
dans d'autres hôtels de Nosy Be.
Cette expulsion fait suite à une
plainte de la SMTH concernant un non
paiement des loyers de la part de
Ventaclub. Portée devant les
juridictions malgaches, l'affaire a
abouti par l'expulsion de Ventaclub
en première instance. Suite à un
appel de Ventaclub, la décision
d'expulsion était suspendue. Mais
après confirmation du verdict par la
cour d'appel, l'administration a
fait preuve d'une célérité
exemplaire pour appliquer les
procédures d'expulsion qui ont
entraîné énormément de désagréments
aux touristes italiens venus passer
des vacances à Nosy Be.
Trop loin
Et pourtant,
l'affaire risque d'aller encore trop
loin dans la mesure où estimant être
dans ses droits, Ventaclub entend
user de toutes les voies légales
nationales et internationales pour
rétablir la situation. Lors d'un
point de presse donné hier au Hilton
en présence de son Président
Allessandro Colombo et de son
Directeur du développement Anna
Maria Corsa, Ventaclub a réitéré,
une fois de plus, qu'il a payé
régulièrement les loyers
En fait, et
selon les explications données hier,
avec preuve à l'appui, par ces hauts
responsables de Ventaclub, les
loyers ont toujours été payés, lors
du contrat de location directement
entre Ventaclub et SMTH qu'après que
cette dernière a cédé le contrat de
location à une société dénommée
Emeraude basée à Madeira au
Portugal.
Détermination
A entendre en
tout cas, ses responsables,
Ventaclub a toujours honoré ses
obligations contractuelles. Mieux,
consciente des énormes potentiels
touristiques de Madagascar en
général et de Nosy Be en
particulier, Ventaclub n'a pas
hésité à investir, dans la
réhabilitation d'Andilana Beach tout
d'abord et dans des appuis à
l'administration pour la
réhabilitation d'infrastructures
publiques ensuite. « Nous avons
notamment collaboré à la mise aux
normes internationales de l'aéroport
de Nosy Be », a notamment déclaré
Anna Maria Corsa. Une manière de
dire que Ventaclub tient énormément
à Madagascar et surtout à Nosy Be. «
Si d'autres opérateurs veulent
investir à Nosy Be,il y a encore de
la place mais qu'ils ne viennent pas
nous perturber là où nous sommes
déjà installés », a déclaré
Ventaclub qui montre ainsi sa
détermination d'aller jusqu'au bout.
Ventaclub attend d'ailleurs la
décision de la juridiction arbitrale
de Paris également saisie de cette
affaire.
Par ailleurs, après ce verdict,
Ventaclub s'est pourvu en cassation
et a, par conséquent, demandé une
nouvelle suspension de la décision
de suspension. Mais en attendant,
c'est le milieu touristique qui
prend un sacré coup. Nous en
reparlerons.