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Madagascar: andilana. deux hauts dirigeants de ventaglio sont actuellement à madagascar pour défendre les intérêts du groupe. a tous les prix. ventaclub ne s'avoue pas vaincu


 
Midi Madagasikara
 

Didier Rambelo
 

Le groupe Ventaglio tient énormément à Andilana. La preuve, son Président Allessandro Colombo est spécialement venu à Madagascar pour suivre de près cette affaire qui malheureusement, pourrait ternir l'image de la destination Madagascar.

Ventaclub, rappelons-le, vient d'être expulsé d'Andilana, et ce, avec des centaines de touristes italiens, dont une partie a pu être relogée dans d'autres hôtels de Nosy Be. Cette expulsion fait suite à une plainte de la SMTH concernant un non paiement des loyers de la part de Ventaclub. Portée devant les juridictions malgaches, l'affaire a abouti par l'expulsion de Ventaclub en première instance. Suite à un appel de Ventaclub, la décision d'expulsion était suspendue. Mais après confirmation du verdict par la cour d'appel, l'administration a fait preuve d'une célérité exemplaire pour appliquer les procédures d'expulsion qui ont entraîné énormément de désagréments aux touristes italiens venus passer des vacances à Nosy Be.

Trop loin

Et pourtant, l'affaire risque d'aller encore trop loin dans la mesure où estimant être dans ses droits, Ventaclub entend user de toutes les voies légales nationales et internationales pour rétablir la situation. Lors d'un point de presse donné hier au Hilton en présence de son Président Allessandro Colombo et de son Directeur du développement Anna Maria Corsa, Ventaclub a réitéré, une fois de plus, qu'il a payé régulièrement les loyers

En fait, et selon les explications données hier, avec preuve à l'appui, par ces hauts responsables de Ventaclub, les loyers ont toujours été payés, lors du contrat de location directement entre Ventaclub et SMTH qu'après que cette dernière a cédé le contrat de location à une société dénommée Emeraude basée à Madeira au Portugal.

Détermination

A entendre en tout cas, ses responsables, Ventaclub a toujours honoré ses obligations contractuelles. Mieux, consciente des énormes potentiels touristiques de Madagascar en général et de Nosy Be en particulier, Ventaclub n'a pas hésité à investir, dans la réhabilitation d'Andilana Beach tout d'abord et dans des appuis à l'administration pour la réhabilitation d'infrastructures publiques ensuite. « Nous avons notamment collaboré à la mise aux normes internationales de l'aéroport de Nosy Be », a notamment déclaré Anna Maria Corsa. Une manière de dire que Ventaclub tient énormément à Madagascar et surtout à Nosy Be. « Si d'autres opérateurs veulent investir à Nosy Be,il y a encore de la place mais qu'ils ne viennent pas nous perturber là où nous sommes déjà installés », a déclaré Ventaclub qui montre ainsi sa détermination d'aller jusqu'au bout. Ventaclub attend d'ailleurs la décision de la juridiction arbitrale de Paris également saisie de cette affaire.

Par ailleurs, après ce verdict, Ventaclub s'est pourvu en cassation et a, par conséquent, demandé une nouvelle suspension de la décision de suspension. Mais en attendant, c'est le milieu touristique qui prend un sacré coup. Nous en reparlerons.

 

 

 

 

 

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