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  Histoire

Elle décida malgré tout de poursuivre le processus de modernisation du royaume. Avec James Cameron, reparti avec les missionnaires, le plus connu d’entre ces techniciens étrangers était Jean Laborde, établi à Antananarivo dès 1831 pour ensuite y séjourner durant plus de quarante ans, jusqu'à sa disparition en 1878.Il aura créé un pôle industriel à Mantasoa, sous les ordres de Ranavalona I . Celle-ci avait besoin d'armement, de faïencerie, d'élevage de vers à soie, etc. Après la disparition de Ranavalona I en 1861, son fils lu succéda sous le nom de Radama II. Celui-ci choisit une politique d'ouverture aux européens, il fut notamment critiqué pour avoir attribué d'immenses concessions territoriales à des aventuriers comme le Français Joseph Lambert. Son règne devint vite de plus en plus contesté et il disparut en 1863, selon certains assassiné sur ordre du Premier Ministre Rainivoninahitriniony, d'autres soutiennent la thèse fut contraint à un exil secret dans une autre région du pays.
 

Son épouse qui devint alors reine sous le nom de Rasoherina. Par la même occasion, le Premier Ministre Hova (roturier), devint officiellement l'époux de la souveraine. Cette union était donc avant tout de nature politique, afin de symboliser le partage des pouvoirs entre la monarchie et la roture.
 

 

Sous Rasoherina, le royaume poursuivit sa modernisation, et il en sera de même avec les deux souveraines suivantes, Ranavalona II

(1868-1883) qui se convertit au protestantisme et Ranavalona III (1883-1897).

 

 

 

 

 

 

 

À partir de 1864, la charge de Premier Ministre et Commandant en Chef de l'armée échut à Rainilaiarivony, le frère cadet de Rainivoninahitriniony. Celui-ci demeura à son poste jusqu'à l'invasion française en 1896. D'abord soumis au régime du protectorat français à la suite du traité du 1er octobre 1895, Madagascar fut ensuite unilatéralement déclaré colonie française le 6 août 1896, alors que la reine et le gouvernement local étaient encore en fonction. Par la suite, le 1er mars 1897, toujours unilatéralement, le général Gallieni abolit la monarchie malagasy, privant de tout droit politique ceux qui devinrent des « indigènes malgaches » jusqu'au début de 1946.
La résistance armée des Menalamba, commencée en novembre 1895, fut brisée par la force. La "pacification" de l'île ne s'acheva cependant dans les régions côtières qu'en 1904, après avoir fait environ 100 000 victimes sur une population totale d'environ 3 millions d'âmes.
Après un début difficile avec l'affaire de la VVS en 1915, le combat nationaliste ne se développa véritablement qu'à la fin des années 20. Celui-ci connut son apogée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous la conduite du MDRM. Mais l'élan fut brisé en 1947 après la répression dans le sang de l'insurrection du 29 mars. Ici également, les victimes se chiffrent aux alentours de 8 000 à 12 000 morts[1].
Madagascar retrouve son indépendance
le 26 juin 1960 sous la direction de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM.
Mais la Première République de Madagascar était encore très étroitement liée à la France par les Accords de coopération.
Tsiranana, critiqué pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante et se retire en 1972.
Après quelques années de troubles,
Didier Ratsiraka devient président d'une Seconde République en 1975 et entreprend d'aligner sur la position du bloc pro-soviétique. Mais vers la fin des années 1980, il est contraint d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent, notamment économique.
En 1991, l'opposition à Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires dégénèrent en affrontement avec l'armée, faisant de nombreuses victimes. Après une brève période transitoire, une nouvelle constitution est adoptée et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence.
Paradoxalement, les élections présidentielles de 1996 (après l'empêchement de Zafy par l'Assemblée Nationale) voient la réélection de Ratsiraka. Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001, où les résultats des élections sont contestés.
 

 

Le candidat d'opposition Ravalomanana Marc se proclame vainqueur et forma son propre gouvernement, installé dans la capitale Antananarivo, tandis que celui de Ratsiraka s'exila à Toamasina, ville du plus grand port du pays.
La situation ne se débloqua pas avant le départ en exil de Ratsiraka en
juillet 2002, laissant de facto le pouvoir à Ravalomanana. Contrairement à Ratsiraka, orienté surtout vers le bloc socialiste pendant la IIème République et presque exclusivement vers la France lors de la IIème République, Ravalomanana entreprend une politique d'ouverture commerciale et politique vers de nombreux pays du monde, notamment l'Allemagne, mais également les USA (premier pays à reconnaître sa victoire électorale), le Japon, le Maroc, la Chine, l'Afrique du Sud...
Mais l'efficacité de ses mesures se fait attendre et l'inflation a fait chuter le pouvoir d'achat des Malagasy de moitié depuis 2003. Suite >>>>

     

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